05 octobre 2008
19 septembre 2008
18 septembre 2008

Une putain de ville avec la mer au bout du rouleau d’une grande rue commerçante de marchands de sable, et une jeune femme qui ripe d’un trottoir l’autre, une jeune femme avec un grand manteau et une doublure couleur chair, la pelure d’une vénale, une jeune femme avec des contours autour des os, des yeux en volet bleu comme j’aime, que j’ai ramenée dans la lumière d’un cognac servi sous une ampoule de 60 watts.
S’ouvrir les veines avec un bâton de rouge à lèvres, les doigts en étoile de mer, un coucher de soleil visible seulement entre deux phalanges, tu aimerais toujours les gens utiles, ici une blonde inutile à cause de ses sourcils au crayon noir, son cœur battu par un groupe électrogène, les ongles en flamme d’une cigarette.
01 mai 2008
Dieppe port de galets
J'écoute les vagues une par une, les yeux fermés
j'entends le cri de la mouette sur celui de la voiture qui freine à mort
j'entends le glissement progressif de la porte automatique sous celui de ta jupe
j'entends le carillon de l'église qui vient du large.
Dieppe, port de galets
(Oeuvre de Monsieur Marc Dray, artiste créateur, Dieppe)
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Tout ce qui couche la nuit
Et gémit dans un peu de lit
Encourage l’existence d’un monde progressif
Qui avance d’autant qu’il ne sait jamais
Qu’il recule au même moment
Faire l’amour laisse sourire les baromètres
La caresse m’apprend le début du chemin
Et la balançoire promène la courbe des récréations
Dans un monde où la vague
Est la reine des rubans
Tout ce qui est tortueux n’a pas
Forcément souffert avant.
Regarde mes cheveux autour de ton doigt !
Je ne te demande pas ta main
Je l’échange avec la mienne
Tout ce qui est ouvert est un baiser
Même l’hypermarché.
Il est grand temps de corriger ici une erreur
En vérité ce sont nos pas qui font tourner
La terre.
06 avril 2008
L'instant précoce
Je suis con sur mon cintre
J'habite un portefeuille
A Clapotis-sur-Pilotis
La parole séchait au soleil.
11 novembre 2007
Deauville.
Honfleur
10 novembre 2007
Vagues
Je ne crois pas aux sirènes mais je prends quand même les vagues en photo.
28 octobre 2007
Les cordes marines
Je regarde la mer,
Mine de sel.
Et ton corps de travers,
Mine de rien.
Recueil pour écueil,
Vent pour vent,
La ville est collée à la mer.
Il tombe des cordes
Sur un port d’attaches.
La marée était trop belle,
J’ai vu un coquillage près d’une jarretière
Et des reflux sanguins paisibles.
Un anarchiste avec une mèche rebelle,
Ne ressemble-t-il pas déjà à Tintin reporter ?
Prend ton pied marin, mec !
Il tombe des cordes,
Une pluie de cheveux fins
D’une femme qui s’essuie.
Nous passons de la face à la nuit
Et du jour au dos.
D’un commun accord,
La bouche dans la bouche,
Je te mords les dents.
Je regarde la mer,
Mine de sel.
Et ton corps de travers,
Mine de rien.
Laisse-toi saler,
Laisse-toi saler…






